Vayéra – Le 'Hinoukh  d'Avraham envers Ichmaël
Rav Yehonathan GEFEN le 29/10/2026

Vayéra – Le 'Hinoukh d'Avraham envers Ichmaël

« Avraham courut vers le gros bétail, prit un jeune veau tendre et de bonne qualité, le donna au jeune homme, et celui-ci s’empressa de le préparer. » (Béréchit, 18, 7) Rachi commente les mots « El Hanaar » : Il s’agit d’Ichmaël, afin de l’éduquer aux Mitsvot. « Hachem dit : “Vais-Je cacher à Avraham ce que Je vais faire, alors qu’Avraham doit devenir une nation grande et puissante et que toutes les nations de la terre se béniront par lui ? Car Je l’ai choisi, parce qu’il ordonne à ses enfants et à sa maison après lui de garder la voie de Hachem, en pratiquant la charité et la justice, afin que Hachem accomplisse en faveur d’Avraham ce qu’Il lui a promis.” » (Béréchit, 18, 17-19) Lorsque nous réfléchissons aux nombreuses qualités remarquables et aux actions d’Avraham Avinou, nous mettons probablement en avant sa quête extraordinaire de Vérité, sa bonté, son influence sur les autres et sa détermination inébranlable face à l'immense pression exercée par le monde entier. Pourtant, lorsque Hachem décide qu’Avraham mérite d’être informé de Son projet de détruire Sodome, Il ne mentionne aucune de ces qualités. Il souligne plutôt, comme mérite essentiel d’Avraham, le fait qu’il ait éduqué ses enfants à suivre la voie de Hachem. Cela nous enseigne déjà l’importance fondamentale du 'Hinoukh, l’éducation. La raison en est évidente : sans un 'Hinoukh efficace, la pratique de la Torah finirait par disparaître et il n’y aurait plus de continuité. Le Méchekh 'Hokhma écrit d’ailleurs que ce verset constitue la source, dans la Torah, de l’obligation du 'Hinoukh. À la lumière de cette observation, il est intéressant d’analyser le seul passage de la Torah dans lequel nos Sages nous disent explicitement qu’Avraham éduquait ses enfants aux Mitsvot. Ce passage se situe précisément juste avant que Hachem ne fasse l’éloge du 'Hinoukh d’Avraham. Lors de l’épisode où Avraham accueille les anges, la Torah raconte qu’Avraham envoya « le jeune homme » préparer le veau destiné à ses invités. Le Midrach, cité par Rachi, précise que ce jeune homme n’était autre qu’Ichmaël. Selon les termes de Rachi, Avraham choisit précisément de lui confier cette tâche, afin de « Lé’hanekho Bémitsvot », c’est-à-dire de l’éduquer aux Mitsvot. Une question se pose alors : pourquoi cet exemple si important de 'Hinoukh est-il donné précisément à propos d’Ichmaël, et non d’Its’hak Avinou[1] ? Pour répondre à cette question, il convient tout d’abord d’examiner plus attentivement ce qu’Avraham cherchait à enseigner à Ichmaël. À première vue, il semblerait qu’il l’éduquait à accomplir la Mitsva de Hakhnassat Or’him, l’hospitalité. Cependant, l'auteur du livre Bé’hagvé Hasséla[2] souligne que Rachi ne dit pas qu’Avraham éduquait Ichmaël à une seule Mitsva, mais qu’il l’éduquait aux « Mitsvot », au pluriel. Cela laisse entendre qu’il s’agissait de deux Mitsvot. Quelle était donc la deuxième Mitsva à laquelle Avraham initiait Ichmaël ? L’auteur cite plusieurs Midrachim selon lesquels Avraham avait demandé à Ichmaël d’abattre le veau afin de lui apprendre à pratiquer la Ché’hita, l’abattage rituel. La deuxième Mitsva était donc la Ché’hita. Pourquoi Avraham choisit-il précisément ces deux Mitsvot, pourtant si différentes, pour éduquer Ichmaël ? Concernant la Ché’hita, Rav Daniel Glatstein[3] cite la Guémara[4], qui enseigne que chaque personne possède certaines tendances innées qui ne peuvent pas être modifiées, mais qu’il convient d’orienter dans une direction positive. La Guémara donne l’exemple d’une personne née sous l’influence de la planète Mars, ce qui signifie qu’elle a une propension à la violence. Elle explique qu’une telle personne sera inévitablement amenée à exercer une activité impliquant le sang. Elle pourra ainsi devenir médecin, Cho’het — chargé de l’abattage rituel — ou, à D.ieu ne plaise, voleur ou meurtrier. Avraham avait reconnu chez Ichmaël une tendance à la violence. Nous le constatons dans des épisodes ultérieurs de la Torah, où il est décrit comme étant Metsa’hèk, une attitude que nos Sages interprètent comme une allusion au meurtre. Avraham cherchait donc à aider son fils à canaliser cette inclination naturelle en lui enseignant la Mitsva de la Ché’hita. Ainsi, une tendance potentiellement négative pouvait être orientée vers l’accomplissement d’une Mitsva. Pourquoi Avraham voulait-il également éduquer Ichmaël à la Hakhnassat Or’him ? Il est bien connu qu’Avraham incarnait la qualité de 'Hessed, la bonté et la générosité. Ichmaël possédait lui aussi cette qualité, mais il avait tendance à la manifester de manière inappropriée dans de nombreux domaines[5]. Le mot 'Hessed est généralement traduit par « bonté ». En réalité, il désigne également une forme d’absence de limites. Cette caractéristique peut se manifester positivement, par exemple à travers l’hospitalité extraordinaire d’Avraham, dont la maison était toujours ouverte aux autres. Cependant, lorsqu’elle n’est pas correctement maîtrisée, cette absence de limites peut prendre une tournure négative et conduire, par exemple, au vol ou à l’immoralité, deux domaines dans lesquels Ichmaël a failli. Il est donc possible qu’Avraham ait précisément choisi d’éduquer son fils à la forme la plus noble de la bonté, à savoir la Hakhnassat Or’him, afin de lui apprendre à canaliser sainement sa tendance naturelle au 'Hessed. À la lumière de ces idées, il est intéressant de remarquer que les deux exemples du 'Hinoukh d’Avraham envers Ichmaël étaient très précisément adaptés aux tendances naturelles de ce dernier. Cela correspond parfaitement au verset traditionnellement associée au 'Hinoukh: « ‘Hanokh Lanaar Al Pi Darko – Éduque l’enfant selon sa voie. » Ce verset montre que nous devons éduquer chaque enfant en tenant compte de son caractère particulier, de sa personnalité et de ses tendances propres, plutôt que d’appliquer à tous une méthode générale et uniforme. Un autre élément intéressant mérite d’être relevé : dans ces deux domaines précisément, celui de l’hospitalité et celui de la Ché’hita, les descendants d’Ichmaël excellent encore aujourd’hui. Ils sont connus pour leur grande hospitalité. Par ailleurs, en tant qu’adeptes de l’islam, ils respectent des règles alimentaires qui imposent notamment que la viande soit abattue au couteau. Nous pouvons maintenant revenir à notre question initiale : pourquoi la Torah ne mentionne-t-elle le 'Hinoukh d’Avraham qu’à propos de son fils Ichmaël, qui s’est écarté du droit chemin, et non à propos d'Its’hak, son fils vertueux? Peut-être que la Torah et nos Sages nous invitent ici à tirer une conclusion a fortiori. Avraham a fourni un effort particulier pour éduquer Ichmaël dans ces deux domaines. Il a si bien réussi que, jusqu’à aujourd’hui, ses descendants excellent précisément dans ces domaines. À plus forte raison, nous-mêmes, membres du peuple juif, devons comprendre que les domaines sur lesquels nous choisissons de mettre l’accent dans l’éducation de nos enfants seront profondément assimilés par eux et transmis aux générations futures. Puissions-nous tous mériter d’éduquer nos enfants Al Pi Darkam, en fonction de leur personnalité et de leur voie propre, et de leur inculquer de bonnes Middot ainsi que de bonnes habitudes de vie.   [1] Bien entendu, Its’hak n’était pas encore né à cette époque. Avraham ne pouvait donc éduquer qu’Ichmaël. Cela n’explique cependant pas pourquoi le seul passage dans lequel la Torah décrit explicitement le 'Hinoukh d’Avraham concerne Ichmaël, alors que c’est Its’hak, son fils principal, qui a poursuivi la transmission de la tradition, contrairement à Ichmaël. [2] Bé’hagvé Hasséla, p. 173. Cette source a été citée par Rav Daniel Glatstein dans un cours consacré à la Parachat Vayéra. [3] Pniné Maguid Harakiah, Parachat Vayéra. [4] Chabbath, 156a. [5] Voir Sifri, Haazinou, 212, et Vézot Habérakha, 343 ; Pessikta Rabbati, 39 ; Tikouné Zohar, 15, 30b.

R Rav Yehonathan GEFEN
Vayéra - Déchiffrez des lettres : la chaleur du jour et la vitamine D
Rav Nethanel SION le 29/10/2026

Vayéra - Déchiffrez des lettres : la chaleur du jour et la vitamine D

Trois jours après sa circoncision, Avraham est assis à l'entrée de sa tente « dans la chaleur du jour ». Pourquoi cette chaleur précisément ce jour-là ? Le Rav Nethanel Sion donne deux réponses — et la seconde fait apparaître un nombre que personne n'attend dans un verset de la Torah.

R Rav Nethanel SION
Au commencement,  D.ieu créa…
Jocelyne SCEMAMA le 29/10/2026

Au commencement, D.ieu créa…

Suspendue dans le vide, superbement lisse et bleutée, notre Terre est émouvante au possible, émergeant paisiblement de la solitude spatiale.  Cette photo, ramenée sur terre par l’équipage d’Apollo 8 en janvier 1969, est entrée dans la légende et est devenue l’une des 100 photographies les plus influentes du siècle. Intitulée « Lever de Terre » (Earthrise), elle fut prise par l’un des 3 chevaliers du ciel de cette mission. Si aujourd’hui, ce genre d’image n’étonne plus, à la fin des années soixante, personne encore n'avait vu ainsi notre planète.  Lever de Terre à travers un hublot William Anders, James Lovell et Frank Borman s’envoleront le 21 décembre 1969 à bord de la fusée Saturn V, qui s’arrachera pour la première fois de l’orbite terrestre et atteindra en 68 heures de vol et après avoir franchi 384 000 kilomètres une autre pesanteur : celle de la lune. Lors de cette épopée spatiale de 7 jours, leur vaisseau tournera 10 fois autour de la lune.  Lors du 4ème tour, Anders verra soudain apparaître derrière son hublot, lumineuse et fragile, une délicate bille d’un bleu intense, s’élevant dans la nuit cosmique. Le dialogue des hommes de bord a été enregistré par Cap Canaveral et l’on entend Anders s’écrier :  « Comme c’est beau, c’est un lever de terre !! »  On le voit saisir fébrilement son appareil photo, émerveillé, et dire à Borman : « Va me chercher une pellicule de couleur… » « Ouah ! C’est fantastique… ! »                                           Alors qu’ils viennent d’envoyer à la base de contrôle une description du sol lunaire, sablonneux, gris et accidenté, c’est l’extase devant la planète mère, si différente, si vivante, surgissant des profondeurs de l’univers.  Anders racontera plus tard : « Nous étions venus explorer la lune, et nous découvrions notre Terre. C’était excessivement émouvant. En la voyant, belle, colorée, incroyablement délicate, j’ai compris qu’elle était notre seule maison, qu’il fallait la protéger ; et nous ses habitants, au lieu de nous envoyer des bombes nucléaires, nous devions la ménager et être en paix les uns avec les autres. »   Dans l’immensité astrale, sans plus de contact radio avec Cap Kennedy, se trouvant à ce moment du côté caché de la lune, celui qui ne s’offre jamais au regard humain, ce fut la grâce et la vulnérabilité terrestres qui interpellèrent ces hommes, venus pourtant pour décrypter les mystères de la lune…  Ils prendront des centaines de photos pour préparer l’expédition suivante et déterminer à quel endroit la prochaine mission pourra alunir. En effet, 7 mois plus tard, le légendaire Apollo 11 marquera l’apothéose des missions spatiales lorsque Neil Armstrong posera le pied sur la lune.  La guerre des étoiles À la fin des années soixante, deux blocs géants s'affrontent, se disputant la suprématie économique, technologique et idéologique du monde. C’est la guerre froide entre l’Est et l’Ouest, qui se traduit par la course à l’armement et à la domination spatiale. Cet attrait pour le monde des étoiles résonne alors dans la culture occidentale, avec des films mythiques comme « 2001, Odyssée de l’Espace », et des chansons comme « Space Oddity », où des artistes de premier plan s’imprègnent de l’air du temps et l’influencent en retour.  Conquérir l’espace, c’est s’imposer comme le plus fort et les deux adversaires font un sprint au coude à coude.  Les Russes, très performants, marquent des points d’avance mais leurs vaisseaux ne sont encore habités que par des singes, des chiens et des tortues qui expérimentent des allers-retours dans l’espace.  Le Président J. F. Kennedy, qui comprend que les Soviétiques avancent à pas de géant, veut très vite une mission hors norme, avec des astronautes humains, qui planteront le drapeau américain sur une lune enfin conquise. La trace d’une moonboot made in USA sur le sol lunaire doit marquer pour toujours la suprématie américaine sur le monde terrestre et sidéral.                                                     Étonnamment, c’est peut-être Hergé qui a le mieux prophétisé cette course au drapeau sur une terre étrangère, lorsque dans l’Étoile Mystérieuse, il décrit avec 20 ans d’avance deux équipes adverses se battant sans merci pour planter leur pavillon sur une île inhabitée.                                       Eyes in the sky En 1963, Kennedy sera assassiné, puis Martin Luther King en 1968, le Vietnam embourbera les Yankees dans une guerre sanglante et controversée, et l’Amérique lèvera alors les yeux au ciel, cherchant l’apaisement dans les étoiles.  Si dans les consciences, Apollo 8 reste plus discrète que la mission suivante, qui en effet verra le premier homme marcher sur la lune, tous les scientifiques s’accordent à dire qu'elle fut la mission pionnière qui ouvrit la voie à toutes les autres. Mais ce périple interplanétaire sera marqué dans les mémoires par un moment clef qui couronnera cette odyssée fantastique. Environ un quart de la population mondiale - à l’époque presque un milliard de personnes - suivra la retransmission télévisée en direct de l'équipée qui allait s’adresser aux téléspectateurs et auditeurs du monde entier. Il fallait pour cela trouver une citation littéraire, poétique, adéquate, à la hauteur de l’occasion, qui cristalliserait l’émotion de la terre entière.   Quel message transmettre à l'humanité, réunie pour une fois sans différence ethnique, raciale ou religieuse ? Ce fut un certain Joseph Laitin, journaliste - il avait couvert le procès de Nuremberg pour Reuters -, devenu porte-parole du ministère du Budget, qui trouva la piste. Et sa femme, d’origine française, résistante de 39-45, cibla exactement quel passage citer. À l’unanimité, les hommes de l’équipage, la NASA et les dirigeants américains saluèrent le choix de Laitin et de son épouse.  Ainsi, le 24 décembre 1969, les triumvirs Anders, Lovell et Borman, de leur nacelle interstellaire, prononceront à tour de rôle les seules phrases véritablement appropriées à ce monumental événement.  Anders débuta :  « Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.1,2 Or la terre n'était que solitude et chaos ;   Des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le   souffle de D.ieu planait à la surface des eaux. »  Il se partageront les 10 premiers versets de la Genèse : Anders d’abord, Lovell les 3 suivants et Borman les deux derniers. Et des centaines de millions de personnes, les yeux rivés sur leur petit écran, l’oreille collée à leur poste, entendront 3 terriens seuls dans l’immensité sidérale, prononcer les premiers mots de la Torah et reconnaissant la grandeur de l'Éternel, Créateur de l’univers.                                                              

J Jocelyne SCEMAMA
‘Houmach-Rachi - 1ère montée - Paracha  Vayéra
Rav Ichaï ASSAYAG le 29/10/2026

‘Houmach-Rachi - 1ère montée - Paracha Vayéra

Nouveau concept, très attendu ! Étudier le Pentateuque, la Torah, chaque semaine, à la lumière du commentaire monumental et essentiel de Rachi, accompagné par le Rav Ichaï Assayag. Voici la 1ère montée de la Paracha Vayéra.

R Rav Ichaï ASSAYAG
Hiloula de Rabbi Réfaël Baroukh Tolédano, le juste de Meknès
Elyssia BOUKOBZA le 29/10/2026

Hiloula de Rabbi Réfaël Baroukh Tolédano, le juste de Meknès

À l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès) de notre maître Rav Raphaël Baroukh TOLÉDANO, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik le jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod Harav Tolédano, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israël, Amen !

E Elyssia BOUKOBZA
Les 3 Pépites de la Paracha Vayéra
Rav Ye'hiel CHARBIT le 29/10/2026

Les 3 Pépites de la Paracha Vayéra

00:08 Pépite n°1 : Le mérite de l'hospitalité06:52 Pépite n°2 : Avraham opposé à Sodome10:29 Pépite n°3 : Accomplir les Mitsvot de tout cœur14:17 Résumé

R Rav Ye'hiel CHARBIT
L'ordre de priorité de la femme, épouse, mère, fille
Rav Yonathan BENCHETRIT le 29/10/2026

L'ordre de priorité de la femme, épouse, mère, fille

En quoi est-il si important de se préparer au mariage et à l'éducation ? Qu'est-ce que la Brakha (bénédiction) dans une famille ? Est-elle forcément quantitative ? Que faire lorsque, dans un couple, on est déçu ou frustré ? Pourquoi est-il si fondamental de ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous fasse ? Réponse à travers des propos du Rambam et un passage du 'Houmach qui concerne la Chémita.

R Rav Yonathan BENCHETRIT
Qui veut dédicacer le livre "Chimké" ?
le 29/10/2026

Qui veut dédicacer le livre "Chimké" ?

Les Éditions Torah-Box sont heureuses de vous présenter “Chimké”. Cette oeuvre bouleversante est le fruit de la plume de David Zaritsky, un rescapé de la Shoah qui témoigne de la destruction d’un monde juif d’une richesse intérieure méconnue. Bien qu’il s’agisse d’un roman, son authenticité est poignante : les faits, situations et sentiments décrits ont existé. L’auteur y ressuscite avec force et une sensibilité subtile les épreuves des enfants jetés dans la tourmente de l’Holocauste et les années qui suivirent, abordant leurs dilemmes dramatiques et la quête de renouveau face à l’abîme du mal. Le roman est né d’une prière pour redonner vie et parole aux enfants qui ont péri en prononçant le Nom de D.ieu, et dont les souvenirs s’éveillent au contact de la Torah, les ramenant à la source. Sa foi, puisée aux sources d’avant-guerre, esquisse l’épopée du retour à la vie et à la terre d’Israël, terre d’espoir. Né à Pinsk en 1914, David Zaritsky étudia à la célèbre Yéchiva de Radin, dirigea une “brigade” spéciale pendant la guerre en URSS, puis fut un membre actif du Va’ad Hahatsala à Paris pour l’accueil des rescapés. Il fit son ‘Aliya en Erets Israël, s’installant à Jérusalem, devenant un écrivain talentueux et porte-parole majeur du monde religieux. “Chimké” est un témoignage unique sur la grande tribulation des enfants juifs durant la Shoah, révélant l’extraordinaire richesse spirituelle d’un monde disparu et l’inébranlable persévérance du peuple juif face à l’extermination. C'est un mérite immense de contribuer à la parution de ce livre. Puissiez-vous mériter être des diffuseurs de ce prochain livre. Cliquez-ici pour en savoir plus