Bonjour Rav,
Quand on goûte un aliment pour voir s'il est assez salé par exemple, doit-on faire la Brakha ?
Merci Rav.
Réponse de Rav Aharon SABBAH
Bonjour,
Il faut distinguer plusieurs cas de figure :
1) Si l’on avale ce que l’on a goûté
Si la quantité avalée ne dépasse pas 8,6 cl (Révi'it) : il existe une divergence d’opinion à ce sujet. C’est pourquoi, bien que, selon la stricte loi, il ne soit pas nécessaire de réciter la Brakha au préalable, il est néanmoins bon d’avoir l’intention de profiter du plat en tant que consommation ; de la sorte, on récitera au préalable la bénédiction selon tous les avis [Michna Beroura 210, 18 ; ‘Hazon Ovadia – Brakhot p. 274 (rem.) ; ‘Hazon Ovadia – Chabbath tome 1, p. 23 (rem.)].
Si la quantité avalée est supérieure à 8,6 cl : on récitera la bénédiction selon tous les avis.
2) Si l’on n’avale pas, mais que l’on recrache ce que l’on a goûté
On ne récite pas de Brakha au préalable, quelle que soit la quantité goûtée [Choul’han Aroukh, Ora'h 'Haïm 210, 2 ; Michna Beroura, alinéa 15].
3) En veille de Chabbath
Lorsqu’on goûte le plat le vendredi, en l’honneur de Chabbath, l’avis du Kaf Ha’haïm (210, 23) est de faire la bénédiction avant de goûter, étant donné que l’intention est véritablement de manger. En revanche, Rav Ovadia Yossef (‘Hazon Ovadia – Chabbath, t. 1, p. 23, remarque) préconise que, dans un tel cas, a priori, il est bon d’avoir une intention explicite de manger et de profiter du plat que l’on goûte, afin de réciter la Brakha.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Soyez béni !

