Bonjour Rav,
Je travaille dans le démarchage téléphonique et j’utilise un nom d’emprunt pour le travail.
Est-ce que cela peut avoir un impact sur ma Néchama ?
Merci Rav.
Réponse de Rav Gabriel DAYAN
Bonjour,
1. En effet, il est permis de changer son prénom dans le cadre du travail. Ce n'est pas du "mensonge" et le but n'est pas de tromper qui que ce soit.
2. En ce qui concerne le Mazal, il n’y a strictement rien à craindre, étant donné qu’une fois avoir quitté le lieu du travail, vous reviendrez à votre vrai prénom. Celui qui est utilisé dans le cadre professionnel n’a aucune influence.
3. Le Mazal et le caractère d'une personne dépendent du travail qu'elle fera en étudiant les textes traitant des actions de nos ancêtres. Ceci l'investira d'une irrésistible envie et d'un profond désir de leur ressembler. Son caractère dépend également et étroitement du travail qu'elle fournira pour essayer d'appliquer à la lettre ce qu'elle étudiera dans les livres traitant des Middot, tels que : Méssilat Yecharim, Or'hot Tsadikim, Or'hot Yocher, 'Hovot Halevavot, Pelé Yoets, 'Alé Chour, Mikhtav Mééliyahou, Le Midrash raconte, etc.
En priant sans cesse, en travaillant sur ses traits de caractère, en purifiant son cœur et en le guidant vers des horizons magnifiques, elle sera en mesure d'atteindre des hauteurs prodigieuses. Chacun à l'obligation de vouloir ressembler à nos ancêtres. Si elle fait des efforts pour concrétiser ses "rêves", elle méritera de les voir se réaliser.
On m'a fait écouter une personne qui anime une émission à la radio et qui, à l'écoute du prénom et de la date de naissance, profère toutes sortes d'idioties. Il faut fuir ce genre de personnages "innocents" dont les conseils ne sont que très rarement bénéfiques.
D'une manière générale, le Mazal et le caractère dépendent aussi des facteurs suivants : 1. Les prières que les parents réciteront, 2. L'éducation qu'ils donneront à l'enfant, 3. L'entourage dans lequel ils choisiront de se trouver, 4. L'entourage dans lequel l'enfant-adolescent va, effectivement, grandir, 5. Les médias et les amis avec lesquels il sera confronté, 6. Les prières que récitera l'enfant / adulte et le volume des textes étudiés / cours suivis, etc.
Tout n'est pas dit à ce sujet.
4. Une question semblable à la vôtre est traitée dans les écrits de certains décisionnaires à propos d'un érudit en Torah publiant des écrits et désirant rester anonyme [ce qui n'est pas interdit]. Niv Sfatayim [édition 5771], pages 19-20 et Titène Emet Léya'acov - édition 5775 [Rav Yaacov 'Hizkiyahou Fich], pages 187-188.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

