Bonjour Rav,
Pour commémorer l'Hazguir de la deuxième année de mon papa qui tombe en semaine (un mercredi soir), est-il possible de le faire le Chabbath qui suit en offrant la Sé'ouda Chlichit à la communauté ?
Merci Rav.
Réponse de Rav Aharon SABBAH
Bonjour,
La coutume d’organiser l'Hazguir (bénédictions, prières, et il en va de même pour la Tsédaka, jeûne, etc.) à la date anniversaire du décès trouve sa source dans les écrits de nos maîtres. Cette pratique a pour but principal d’apporter des mérites au défunt, afin d’obtenir réparation pour ses fautes et mériter de l’élever au Gan 'Eden [voir Rama Yoré Dé'a 402, 12 ; Choul'han 'Aroukh Ora'h 'Haïm 568, 9 ; Lévouch Ora'h 'Haïm 685, 4 ; Kitsour Choul'han 'Aroukh 221, 1].
C’est pourquoi, en ce jour, les enfants du défunt s’efforcent aussi d’accroître les bonnes actions, de faire Téchouva (repentance), et surtout d’intensifier l’étude de la Torah.
Pour en revenir à votre question, a priori, on commémore l'Hazguir le jour même de l’anniversaire du décès, c’est-à-dire à partir de la tombée de la nuit (ou coucher du soleil) jusqu’au lendemain soir.
En cas d’impossibilité ou de difficulté à organiser la Azkara le jour même, il est tout à fait envisageable de la réaliser plus tôt — mais pas plus tard. Dans votre cas, cela signifie qu’elle peut être organisée le Chabbath précédant la date hébraïque du décès.
L’essentiel est que la Azkara ait lieu avant la fin de la journée correspondant à la date hébraïque du décès.
[Voir : Nahar Mitsraïm – Avélout 177 ; Nétivé 'Am 568 ; 'Hazon 'Ovadia III, 223-224].
Dans tous les cas, le jour même du Yortzeit — la véritable date d’anniversaire du décès —, il convient de multiplier les actes méritoires : étude de Torah, prières ferventes, dons à la Tsédaka, et Mitsvot en tout genre, afin de contribuer à l'élévation de l’âme du défunt en ce jour si particulier.
Que l’âme du défunt repose en paix parmi les Justes, Amen.
Soyez bénie !

