Penser à un projet le 9 Av : brèche porteuse de bénédiction ou de danger ?


Bonjour Rav,

On dit que ce qui est accompli le jour du 9 Av (en termes de travail) ne verra pas de bénédictions.

Qu’en est-il d’un projet qui nous est venu en tête le jour du 9 Av et que l’on mettrait en pratique les jours suivant le jeûne ?
Je précise qu’il s’agit d’un projet de Torah, donc jusque-là, j’imagine qu’il n’y a pas de souci. Cependant, étant donné que l’étude de la Torah est interdite le 9 Av, ma question demeure. Peut-être n’avais-je pas le droit d’y penser (bien que cela soit venu à moi tout seul).

En vous remerciant.

Réponse de Rav Gabriel DAYAN

Bonjour,

Durant le 9 Av, nos Sages, les 'Hakhamim ont interdit certaines choses afin de nous éviter des pensées étrangères au deuil pour le Beth Hamikdach.

Mais si nous avons, tout de même, été victime d'une attaque en provenance du pays des pensées [touchant tel ou tel projet], il n'y a rien à craindre, on ne subira rien de négatif suite à une telle invasion.

Une chose cependant :  si, en plein 9 Av, des pensées étrangères au deuil du Beth Hamikdach ont réussi à s'installer en nous, c’est sans doute le signe qu’une brèche s’est ouverte dans notre esprit. Autrement dit, notre cœur n’était pas encore entièrement immergé dans la douleur de l'immense perte, laissant ainsi le champ libre pour d’autres idées.

Ne vous inquiétez pas trop : ce n'est pas une faute très grave, c'est simplement un signe qu’il faut continuer à renforcer notre lien avec la mémoire du Beth Hamikdach. Avec le temps et des efforts, notre cœur s’imprégnera de ce deuil, et ces pensées étrangères perdront peu à peu leur place.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.