
Bonjour Rav,
Nous sommes pratiquants et j'aurais voulu savoir s'il faut être strict concernant les Seli'hot avec notre fils de 14 ans ?
Parfois, je trouve cela un peu dur lorsqu'un matin il n'arrive pas à se lever aussi tôt que son père l'exige de lui, en sachant qu'il prie Baroukh Hachem tous les jours.
Merci par avance pour votre retour.
Réponse de Rav Avraham GARCIA :Chalom Ouvrakha,
Votre question est très pertinente, car elle touche à un point important dans l'éducation d'un adolescent : comment lui transmettre l'importance des Seli'hot tout en préservant son envie et son lien positif avec la Torah et la Téfila.
Il est certain que les Seli'hot ont une grande importance dans notre tradition, et qu'il est souhaitable d'encourager un jeune à y participer. Cependant, à 14 ans, je pense qu'il faut également tenir compte de son âge et de tout ce qu'il porte déjà sur lui.
Vous précisez qu'il prie Baroukh Hachem tous les jours. C'est une très belle chose, qu'il faut avant tout savoir apprécier et valoriser. Il serait dommage que la difficulté de se lever très tôt pour les Seli'hot devienne une source de reproches et de tensions, au point de faire oublier tout le positif qu'il accomplit déjà.
Je conseillerais donc de privilégier l'encouragement plutôt que la contrainte.
Par exemple, le soir, son père pourrait simplement lui demander : "Tu veux que je te réveille demain matin pour les Seli'hot ? Si tu veux, je peux même te préparer un café à ton réveil."
Cette petite phrase peut avoir beaucoup plus d'effet qu'une exigence. L'enfant comprend parfaitement que les Seli'hot sont importantes pour son père et que celui-ci aimerait qu'il y participe, mais il le reçoit comme une attention et un encouragement plutôt que comme une critique.
Il est également important qu'il voie son père se lever avec sérieux et enthousiasme. L'exemple personnel et l'atmosphère familiale peuvent parfois transmettre beaucoup plus que les exigences répétées.
À cet âge, nous devons progressivement aider l'enfant à construire sa propre relation avec les Mitsvot. Il ne s'agit donc pas de banaliser les Seli'hot, mais de lui donner envie de les accomplir et de lui permettre de comprendre leur valeur.
Je pense qu'il faut parfois savoir être souple sur la manière, tout en restant ferme sur la valeur que nous souhaitons transmettre.
Et surtout, lorsqu'il ne réussit pas à se lever un matin, il vaut mieux éviter les remarques négatives. Une simple parole comme "Dommage, j'aurais été content que tu viennes avec moi" peut suffire. Il aura compris le message.
À 14 ans, préserver une relation positive avec son enfant est extrêmement précieux. Il faut parfois savoir laisser passer certaines petites batailles pour construire quelque chose de beaucoup plus grand sur le long terme.
Qu'Hachem vous donne beaucoup de satisfaction de vos enfants, dans la Torah, les Mitsvot et la crainte du Ciel.
Kol Touv.
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